La remise en question du bilinguisme au Nouveau-Brunswick fait réagir ailleurs au pays

Baisse d’intérêt pour la question francophone?

Pour Frédéric Bérard, politologue et codirecteur de l’Observatoire national en matière de droits linguistiques à Montréal, la remise en question de la francophonie n’est ni nouvelle ni surprenante. « Compte tenu de la mouvance actuelle, je ne suis pas surpris que, même au Nouveau-Brunswick, on observe un certain recul [de la défense du fait français] », explique-t-il.

Selon lui, il existerait une tendance politique générale à moins se prononcer en faveur des droits des francophones. Le bilinguisme serait ainsi perçu comme un vieux débat. « Les partis politiques voient difficilement les gains à réaliser », précise le chercheur.

Ce contenu a été mis à jour le 30 décembre 2018 à 14 h 45 min.